Jeudi 2 avril 2009
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14:42
Dans notre cours, nous avons reçu parfois des femmes Afghanes... Elles étaient passées par l'Iran pour finalement émigrer vers l'Ouest. Aujourd'hui nous savons pourquoi. Assez des guerres
successives et des terribles conditions de vie dans leur pays !
Pendant ce temps, d'autres sur place continuent à se battre pour un minimum de liberté et pour lutter contre cette ignominie, imaginée par on ne sait quel cerveau malade, malheureusement relayée
par d'autres, pour au final devenir une exception culturelle qui emprisonne les femmes derrière des grilles de tissus. Où cela va-t-il finir ?
(Attention aux exceptions culturelles... Elles permettent l'excision, ou dans des temps plus anciens, mais sont-ils si anciens ? des sacrifices d'enfants, ou des chasses aux sorcières, etc.).
Si Dieu est le créateur de l'être humain, comment aurait-il imaginé de telles horreurs ? Elles ne peuvent sortir que de cerveaux malheureusement très imparfaits.
Rejoignons les rangs de ceux qui luttent, tant que cela nous est encore possible.
http://foulardsbleus.eklablog.com/
Par juliana
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Mercredi 11 mars 2009
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11:07
Nos stagiaires ont présenté de bons dossiers et se sont vus accorder par la Mairie une bourse au permis de conduire. La Mairie a réalisé un article avec les deux stagiaires ayant choisi
l'alphabétisation... donc les nôtres. Nous en sommes très fiers.
Je les ai présentés à la classe. Le problème avec le garçon était de faire accepter par nos femmes la présence d'un élément masculin dans le cours. Je leur ai donc expliqué qu'il pourrait être un
de leurs fils et qu'elles seraient très heureuses alors qu'il trouve un stage pour atteindre l'objectif qu'il se serait fixé.
L'avenir nous dira si elles ont accepté mes explications.
Nos stagiaires doivent réaliser soixante heures de bénévolat. Nous devrons alors contrôler leurs heures de présence. Ils se sont inscrits dans des auto-écoles de leur choix ayant accepté de signer
un contrat avec la Mairie. Ils devront d'abord travailler leur code avant de commencer les cours de conduite. La Mairie leur offre 80 % de la totalité de leur permis. A eux de trouver ensuite le
financement des 20 % restants.
Savoir conduire est une nécessité pour les jeunes provinciaux pour se déplacer lorsqu'ils ont réussi à décrocher un emploi. Cette nécessité n'est pas prise en compte par les pouvoirs publics.
L'obtention d'un permis de conduire est très onéreuse. Cela demande du temps, des déplacements et de l'argent. La vie devient décidément très difficile pour nos enfants ! La meilleure solution
est l'investissement des parents dans la conduite accompagnée. Malheureusement, bien souvent, les parents n'ont ni le temps, ni les moyens de s'investir dans la conduite accompagnée de leurs
enfants.
Par juliana
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Lundi 2 mars 2009
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18:18
C'est un combat qui m'est cher ! Tina Kieffer essaye de résoudre le problème à la base quand depuis des années je lutte contre ses effets chez nous.
Depuis longtemps j'ai envie de crier aux gouvernements : "Faîtes passer la femme et l'enfant à la première place dans vos projets et vous résoudrez 75 % des problèmes de vos pays". Cela vaut
aussi pour les pays occidentaux et "dits" riches.
http://www.marieclaire.fr/,parce-que-denoncer-le-pire-au-jt-ne-suffit-pas,20183,1903.asp
J'ai envie ici de remercier Madame Kieffer pour cette magnifique initiative. Ce n'est pas une rose que je vais acheter mais au moins une demi douzaine.
Par juliana
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Lundi 23 février 2009
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15:59
J'ai été contactée par un jeune garçon de dix-neuf ans sur Internet qui souhaitait effectuer un stage dans notre association. Il avait consulté l'annuaire des associations de la ville
(ou était-ce le site Internet de la Mairie ?)...
Il avait décidé de poser sa candidature pour obtenir une bourse au permis de conduire. Il lui manquait seulement de fournir le nom d'une association à laquelle il allait offrir quatre-vingts
heures de son temps - condition sine qua non à l'acceptation de son dossier. Il ne lui restait plus que quelques jours... La mort dans l'âme je refusai de lui accorder mon aide puisque je
n'acceptais pas d'intervention masculine dans l'association.
Puis je me ravisai et lui envoyai un email en lui demandant de se présenter à mon bureau. Je savais qu'il n'aurait pas le temps de trouver un autre stage... Et c'était sans aucun doute
reculer ses chances de réussite dans l'avenir. Il faut toujours être positif dans la vie, surtout quand il s'agit d'aider les jeunes pleins de bonne volonté.
Je le reçus donc dans mon bureau et complétai son dossier, le signai et le tamponnai. Je lui expliquai la difficulté de faire intervenir un jeune homme dans mon cours et les raisons qui me
motivaient. Mais j'allais préparer les femmes en leur expliquant qu'il pourrait être un de leurs fils et qu'il était de notre devoir de l'aider. C'était en demandant leur adhésion que nous
arriverions à les convaincre. Et puis ce n'était que pour quelques semaines.
Deux jours après, une jeune fille me téléphona pour me demander la même chose : si je pouvais l'accueillir dans mon association pour lui permettre d'obtenir la bourse au permis de conduire. Après
réflexion, cela tombait parfaitement bien et m'aiderait d'autant mieux à faire comprendre aux femmes que ces deux jeunes stagiaires, un garçon et une fille (égalité de sexe) avaient besoin de
notre aide à toutes.
Ce n'était pas gagné ! Encore fallait-il que leurs deux dossiers fussent acceptés. Je me rendis au bureau concerné de la Mairie et j'appuyai, sans conviction, leur demande respective. On
m'assura que sur les deux, au moins un serait accepté. Dans ce cas précis la fille avait ma préférence... Mais cela ne me plaisait quand même pas.
Quelque jour plus tard le bureau concerné me téléphona pour me dire que toutes les demandes avaient été acceptées car tous les dossiers étaient bons. Au lieu de deux cessions dans l'année, il y
en aurait une seule. Il était inutile de faire perdre plus de temps à ces jeunes d'autant qu'ils risquaient plus tard de se décourager ou d'avoir choisi d'autres voies.
J'étais vraiment ravie !
Après l'acceptation des dossiers, on me téléphona à nouveau pour m'informer que les deux jeunes gens avaient été convoqués pour une conférence de presse. Cette fois, je jubilais. La conférence de
presse allait mettre en lumière tout l'intérêt de la bourse au permis de conduire, et ainsi grandir la ville pour ses actions en faveur des jeunes, mais je l'espérais notre association
également.
A suivre.
Par juliana
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Mercredi 10 décembre 2008
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11:45
Très récemment, dans une information télévisée, j'ai entendu que Madame Carla Bruni-Sarkozy souhaitait s'intéresser à l'alphabétisation.
Dans le courant de ce mois-ci, elle remettra son premier chèque à la Fondation de France. (Nous avons déjà été récompensé par la Fondation de France... Enfin pas vraiment ! En tout cas notre
action a servi à l'association de l'école, il y a quelques années, pour recevoir cette récompense. Nous avons perçu une part de cet argent et le reste a permis à deux
enseignants de l'école de faire un voyage à Paris à la Fondation de France. C'est ce que l'on m'a dit mais je n'ai pas été invitée...). La Fondation de France regroupe différentes organisations.
Carla B. n'a qu'un seul desiderata : promouvoir l'alphabétisation. Nous lui en savons gré et aimerions qu'elle aille plus loin.
Nous sommes nombreux en France à oeuvrer depuis plusieurs années dans ce sens, très souvent sans aide, sans soutien. Si nous nous investissons autant, c'est parce que nous ne reconnaissons plus
notre pays, celui des Droits de l'Homme, celui de l'école de Jules Ferry, l'école pour tous qui enseignait les fondamentaux pour devenir un homme ou une femme libre et indépendant.
La tâche est immense mais s'occuper des parents, c'est aussi s'occuper des enfants, les accompagner vers une société qu'ils reconnaîtront, plutôt que de se sentir perdus entre deux cultures sans
savoir comment les intégrer toutes les deux plutôt que de rejeter l'une ou l'autre.
Accepter de vivre selon les règles de ce pays en apprenant à lire, à écrire, à communiquer, en découvrant une partie des lois et des règlements et en les respectant, en intégrant une partie de la
culture, c'est vouloir ne pas reconstruire ici ce qu'on a fui ailleurs. Car pourquoi aurait-on quitté un pays dont le système n'a pas permis l'épanouissement de chacun, si c'était pour
reconstruire le même système dans le pays d'accueil ?
C'est pourquoi il est nécessaire d'accueillir les populations pour éviter le développement du communautarisme.
Il est important également d'enseigner aux parents et aux enfants, pas seulement d'origine étrangère, mais à tous, le fonctionnement des institutions de la France. Chacun doit savoir que
tous les biens publics, tout ce qui fait que notre pays est accueillant, qu'il existe des écoles gratuites et ouvertes à tous les enfants, des hôpitaux au service de tous les malades, des routes
entretenues, etc... tout cela existe parce que nous le payons par notre travail et nos impôts. Malheureusement et de plus en plus, une partie de la population n'a pas conscience de cette réalité
et pense que l'argent public c'est l'argent des autres et qu'on peut le dépenser sans compter.
Et puis, il serait temps également d'exporter le système (la sécurité sociale entre autre) plutôt que d'accueillir le monde entier, car ce sera impossible !
Nous espérons que Madame Carla B. Sarkozy prendra conscience de tous ces problèmes et nous aidera à trouver des solutions.
Par juliana
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